Les
mines de fer de Sorède sont situées dans le massif des Albères (Pyrénées-Orientales), au-dessus du
quartier de la vallée Heureuse dans la commune de Sorède. Si l’extraction du minerai
de fer sur la commune est attestée dès 981 puis en 1188 et en 1462 pour
l’ouverture d’une nouvelle mine, on ne sait pas grand-chose de leur
exploitation qui devait être rudimentaire.
![]() |
Sur le sentier des mines de fer |
On peut penser qu’il s’agissait de
petites mines à ciel ouvert, ou creusées sous forme de petites galerie,s et dont
le minerai devait être facile à extraire. Si quelques habitants de Sorède
travaillaient aux mines, la majorité des employés provenaient de pays possédant
des compétences dans le domaine, principalement des Autrichiens. L’extraction
devient après les années 1750 rare et difficile à cause des méthodes
rudimentaires. L’exploitation finira par s’arrêter quelques années plus tard au
profit de sites plus rentables dans le massif du Canigou.
![]() |
Entrée d'un galerie sur le sentier des mines |
La proximité des mines, du ruisseau nommé Tassio dont le courant servait de force motrice et de la forêt pour la fabrication du charbon de bois ont favorisé la construction de forges au pied de la vallée. La première forge citée date du début du 16eme siècle. Il s’agissait alors peut être d’un simple foyer. La première forge connue en tant qu’entreprise est attestée en 1622 et appartenait au seigneur de Sorède.
![]() |
La forêt au dessus des mines de Sorède |
Elle fut peut être reconstruite en 1749. En 1751, elle comprenait
une forge et une maison pour loger le personnel. En 1783, 55 personnes
travaillaient à la forge qui produisait annuellement 60 tonnes de fer, sous
forme de barres de fer. Le fer était ensuite utilisé pour fabriquer divers
produits : fer a cheval, clous, cerclages pour tonneaux, … qui étaient
ensuite écoulés sur des marchés locaux et en Espagne. La main d’œuvre, spécialisée, était principalement
étrangère.
En 1784, une seconde forge fut construite un peu plus bas,
au le lieu dit « El Martinet » pour augmenter la production avec des
moyens et des techniques plus moderne.
![]() |
Marteau de la forge du Martinet |
Malgré cette modernisation, la forge fonctionna souvent de
manière aléatoire au grès des caprices du débit d’eau disponible dans le
torrent. La tramontane jouait également son rôle puisque la production
s’arrêtait lorsque le vent était trop violent fin d’éviter les incendies. En
1788, la déforestation entraina une pénurie de charbon de bois ce qui perturba
également la fabrication du fer.
![]() |
Ruine de l'aqueduc qui prélevait l'eau de la rivière et servait à mouvoir le marteau |
La forge du Martinet cessa de fonctionner le 17 Juillet 1790 et fut désaffectée quelques
années plus tard. An l’an IV de la révolution, les actifs de la forge furent confisqués
et vendus aux enchères au titre de bien appartenant aux émigrés. La première
forge sera rachetée à nouveau quelques années après pour l’exploitation du bois
et va vivotera jusqu’à la fin du 19eme siècle. Les murs ont été
utilisés pour construire une maison.
![]() |
Ruine de l'aqueduc qui prélevait l'eau de la rivière et servait à mouvoir le marteau |
Bien plus haut dans la vallée vers 700 m d’altitude sur le
sentier de randonnée en direction du col de l’Orri, on trouve la station d’embarquement
d’un transbordeur qui fut construit en 1935 par des spécialistes Russe, non pas
pour les besoins de l’exploitation minière mais pour l’exploitation de la
forêt. Il permettait de convoyer le bois de hêtre du haut de la vallée vers le
terminal d’arrivée situé près de la forge.
Il fonctionna entre 1936 et 1954. Sa longueur était de 3.6 km. On trouve
également les traces de quelques pylônes dans la vallée.
![]() |
Pylône du transbordeur dans la vallée |
Il fonctionna entre 1936 et 1954. Sa longueur
était de 3.6 km. On trouve également les traces de quelques pylônes dans la
vallée.
![]() |
Station de départ du transbordeur |
Pour se rendre sur le site minier, a Sorède prendre la
direction de la vallée des Tortues jusqu’à la fin de la route. Se garer au
parking sur le grand rond-point, juste devant les restes de la forge du
Martinet. Prendre la rue principale puis repérer le panneau indiquant le
sentier du pic de l’Orri. Celui-ci traverse le ruisseau par le guet puis, a
gauche, grimpe dans la forêt par un sentier qui fut certainement aménagé pour
le passage d’animaux chargés de minerai. A gauche, vers l’altitude de 300
m et avant une heure de marche on arrive devant l’entrée d’une mine.
![]() |
Détail du transbordeur |
![]() |
Autre détail du transbordeur |
Pour revenir dans la vallée heureuse sans rebrousser chemin, il y a deux possibilités. On peut continuer vers le Font de l'Orri (925 m) ou l'on trouve une piste forestière qui redescend dans la vallée avec l'avantage d'avoir par moment quelques belles vues sur la vallée. On peut également au niveau de la gare de départ du transbordeur prendre le sentier indiquant les ruines de l'église Sainte-Madeleine de la Vesa qui remonte le "Correc de Tanyareda" jusqu'à retrouver la piste forestière citée précédemment.Compter bien deux heures de descente tranquillement.
Bonjour, votre randonnée m'intéresse, auriez vous la trace GPX ?
RépondreSupprimerJe peux vous l'envoyer. A quelle adresse ?
RépondreSupprimerParcours effectué ce week-end, balisage difficile a suivre a partir de 600m d altitude, arbres effondré et sentier en parti ravine.. Mieux vaut avoir une trace GPS
RépondreSupprimerLe sentier n'est pas vraiment évident à trouver en effet. Il faut bien faire attention au cheminement.
RépondreSupprimerTrès intéressant!C'est la première fois que j'en entends parler. Pourriez-vous m'envoyer la trace GPX svp?
RépondreSupprimerOups, j'ai oublié l'adresse: lange-engelsiepen@wanadoo.fr
RépondreSupprimerMerci de m'envoyer la trace GPX
RépondreSupprimerr.veautier51@gmail.com
Pourriez vous m'envoyer aussi votre trace GPX ? Merci.
RépondreSupprimerbri.fabre@hotmail.fr
Pourriez vous m'envoyer aussi votre trace GPX ? Merci.
RépondreSupprimerbri.fabre@hotmail.fr
quelqu'un peut-il m'envoyer la trace GPS de cette randonnée. D’avance merci
RépondreSupprimerPourriez vous m'envoyer votre trace GPX svp ?
RépondreSupprimervragica@hotmail.com
Merci d'avance
Bonjour j'ai trouvé la station mais je ne trouve pas les mines avez vous les coordonnées ?
RépondreSupprimerCordialement
Bonjour, je réside sur sorede mais ne connais pas cette rando, pouvez vous m envoyer la trace gpx, peter.didier@neuf.fr, merci
RépondreSupprimerBonjour, je serai très intéressé d'avoir le gpx de cette belle rando à SOREDE.
RépondreSupprimerMerci beaucoup d'avance. Mon adresse est loob66@gmail.com.
À bientôt