dimanche 1 mai 2016

Pic du Midi de Bigorre


Pour évoquer l´histoire du pic du Midi, il faut revenir au début de l´ère industrielle, au milieu du 19eme siècle. 
A cette époque, le pic du Midi a déjà une certaine réputation. Sa situation en retrait de la chaîne principale, à mi-chemin entre mer et océan et, proche d´une cité thermale, Bagnères-de-Bigorre, favorise la découverte du sommet, par de nombreux curieux, curistes ou naturalistes.
L'observatoire vu du haut du bâtiment interministériel
Les villes étaient déjà polluées. On parlait du brouillard de Londres et les premières stations de mesure météorologiques voyaient le jour, notamment celle du parc Montsoury dans la région Parisienne en 1872. 
Traces de pollutions aux particules sur la plaine de Bigorre en mars 2014
C´est dans cette ambiance que l´idée de construire une station météorologique au sommet va germer petit à petit.

Le général de Nansouty
L'ingénieur Vaussenat

L´association de Vaussenat, ingénieur de son état et du général de Nansouty, soutenus par la société Ramond va permettre l´installation en 1872 d´une station météo au col de Sencours, sur un mamelon arasé toujours visible, à côté de l´auberge construite en 1852.
Col de Sencours vu du pic du Midi. Les premières observations météorologiques furent réalisées sur le mamelon en bas à droite des ruines de l'auberge sur la photo
Devant les conditions climatiques difficiles l´observatoire fut transféré au sommet du pic du Midi en 1878. Les études sur l´astronomie ont commencé en 1907 par l´installation de la coupole Baillaud.
La coupole Baillaud qui fait maintenant partie du musée

La première guerre mondiale laisse l´observatoire dans un triste état. Un morceau de la terrasse nord s´effondre même en 1922. La région se mobilise pour sauver le pic. Des crédits sont alors débloqués afin de moderniser le site. De nouveaux thèmes scientifiques sont étudiés comme la géophysique.
Spectre de Brocken

Dans les années 1930, Bernard Lyot y construit son coronographe destiné à observer la couronne solaire. Une forme modernisée de cet instrument est toujours en activité.

Le Coronographe

Après la guerre, le pic du Midi est connecté au réseau électrique haute tension ; ce qui permettra quelques années plus tard d´étudier le rayonnement cosmique.
Téléphérique actuel
L´arrivée du téléphérique en 1951 marque la fin de l´isolement du sommet. L´époque des porteurs se termine. Au début des années 1960 le bâtiment interministériel, qui regroupe les activités de météorologie, de télévision et de navigation aérienne est construit, donnant au sommet sa physionomie actuelle.
Coupole du télescope de 1 m au premier plan à gauche et bâtiment interministériel au second plan

L´astronomie continue à ce développer avec l´installation dans les années 1960 du télescope de un mètre, dédié à l'observation de la galaxie, et celui de deux mètres a la fin des années 1970, le télescope Bernard Lyot, qui est toujours le plus grand de France.
Téléscope Bernard Lyot

Devant les problèmes de changement climatiques, l´étude de la physique et de la chimie de l’atmosphère dans une optique de développement durable ont prit peu à peu de l´importance.
Terrasse instrumentée pour l'étude de la physique et de la chimie de l'atmosphère

En 1994, l'État envisage la fermeture de l'observatoire. La région Midi-Pyrénées se mobilise, et crée un syndicat mixte. L´objectif est de réhabiliter les installations scientifiques et ouvrir une partie du site au public avec notamment la création d´un musée. Le site rénové ouvre en l'an 2000.
Quartier scientifique avec la coupole du télescope de 1 m au premier plan
Terrasse principale et partie touristique avec le restaurant et le musée
On y accède aujourd’hui par un téléphérique à partir de la station de ski de La Mongie située au dessus de Bagnères-de-Bigorre, quelques kilomètres avant le célèbre col du Tourmalet. L’accès à pied à partir du col du Tourmalet en prenant une ancienne route à péage puis un sentier est possible.
Une très belle randonnée consiste à suivre le chemin des porteurs au départ d'Artigues sur la D918, entre St-Marie de Campan et la Mongie. La randonnée est longue (1700 m de montées et 20 km aller-retour environ). Se garer à côté de l'hotel "le relais d'Arizes" s'il y a des places, sinon à Artigues à côté du centre de vacances. Il faut suivre le sentier balisé du GR10C qui monte le long de la cascade d’Arizes et arrive en quelques minutes aux cabanes de Tramezaigues.

Cabanes de Tramezaigues











Cabanes de Tramezaigues
Le sentier est bien tracé. Un peu plus haut, traverser le pont de Vaquès. Le sentier remonte le long vallon jusqu'au col de Sencours (2378 m) ou l'on retrouve la piste venant du col du Tourmalet.
Ruines de l'auberge de Sencours
Prendre la piste qui monte vers le sommet par de grands lacets. Vers 2600 m on passe devant l'hôtellerie des Laquets. Des rumeurs de réouvertures reviennent régulièrement.
Hôtellerie des Laquets

La route continue un peu plus haut jusqu'à un grand parking.
On ne croise pas que des moutons sur le flanc de la montagne
L'hôtellerie des Laquets vue de la piste
On passe devant le départ du plan incliné, qui permet d'acheminer de gros colis au sommet du pic, avant de prendre un bon sentier dans la pierraille.
Plan incliné et lac de Sencours
L'hôtellerie des Laquets vue de la piste


Télescope Bernard Lyot sous le sommet

Le sentier passe sous le plan incliné (il faut s'accroupir) puis au pied du télescope Bernard Lyot avant d'arriver à la table d'orientation installée par le CAF
La table d'orientation juste avant l'entrée de l'observatoire. Elle indique 2877 m mais elle a été déplacée lorsque le sommet a été arasé pour construire le bâtiment interministériel. L'altitude de la terrasse est de 2858 m

Une terrasse à accès libre a été aménagée. Une barrière garde l'entrée de l'observatoire. On peut y accéder moyennant finance en agitant la cloche pour prévenir de son arrivée. Le prix de l'entrée donne droit à la terrasse principale et à la visite du musée.
Bâtiment inter-ministériel à gauche. Au milieu, le sentier qui arrive au pic et au dessus la terrasse à accès libre


Mont-Perdu et Cylindre du Marboré

Le Vignemale au couchant

Balaitous, Palas et Lurrien. Le pic du Midi d'Ossau et juste derrière le Lurrien.
L'Arbizon au couchant
Couché de soleil sur les Pyrénées

La Grande Ourse et l'antenne du bâtiment interministériel
La voie lactée vers le sud

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