La mine de la Géla est située dans la vallée de la Géla, au-dessus
de la vallée d’Aure dans la commune d’Aragnouet, dans le département des
Hautes-Pyrénées.
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Site des mines de la Géla face au sommet du même nom |
L’exploitation minière est très ancienne dans la vallée. Le
sol de la vallée renfermait du fer, du plomb et du cuivre. Dès le 15eme
siècle, du fer était extrait dans la vallée de la Géla. Au milieu du 19eme
siècle, le site est exploité pour le plomb argentifère également appelé galène.
La galène est un semi-conducteur permettant de capter les ondes
électromagnétiques d’où son utilité dans les premiers postes de radio. C’est
aussi un minerai pourvoyeur de plomb et d’argent, dont l’importance économique
dans le passé explique l’existence de nombreuses mines de plomb argentifère en
France et ailleurs à cette époque. Toutefois, jusqu’en 1912 l’exploitation
était sporadique et artisanale. Plusieurs concessionnaires différents se sont
succédé avec des rentabilités souvent inférieures aux prévisions à l’instar de
nombreuses autres mines du massif Pyrénéen.
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Trou de mine au dessus dans baraques en ruines |
A partir de 1912, mais surtout après la première guerre
mondiale ou la concession passa dans les mains de la société Penarroya,
l’exploitation fut plus actives avec d’importants travaux d’aménagements à la
clé. Les ruines visibles actuellement datent surement de cette époque.
Les mines de la Géla étaient composées de différents sites
répartis en plusieurs étages :
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Galerie de mines sous les baraques des mineurs |
- A l’altitude de 2160 m, se
trouvaient les principaux lieux d’extraction (galeries, tranchées à ciel
ouvert) avec leurs déblais. Les ruines des bâtiments qui servaient à
héberger les ouvriers et ingénieurs et ce qui fut peut-être une ancienne
usine de concassage, triage et lavage, alimentés par une conduite d’eau
descendant d’un petit barrage sur un torrent 200 m plus haut sont encore
visibles.
- Plus bas, à 2010 m,
existait une plateforme avec des installations techniques et d’autres
bâtiments.
- Entre les deux, à un étage
intermédiaire se situaient d’autres galeries.
- Vers 1780 m, pas loin du
torrent il reste des pans de mur étagés de ce qui fut peut être une
ancienne laverie.
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Ancienne laverie au dessus de la neste de la Géla |
L'exploitation de ces mines s'est arrêtée en
1931, du fait de la chute des cours du plomb et de l'argent à la fin des années
1920.
Quelques années plus tard, ces sentiers abandonnés seront témoins
de la fin de la république Espagnole. Suite à l’offensive des troupes
nationalistes ayant pour but d’en finir avec la poche de résistance de Bielsa,
le gouvernement espagnol organise l’exode des civils vers la France. Entre le 3
et le 14 avril 1938, plus de 5000 civils, laissant tout derrière eux, encombrés
de baluchons et de valises vont, dans une neige encore abondante pour la saison,
franchir la frontière au port Vieux (2378 m), juste au-dessus des anciennes
mines pour descendre ensuite dans la vallée de la Géla puis la vallée d’Aure.
Les 14 et 15 Juin, c’est au tour des troupes républicaine de se replier en
France. Une partie des 6000 hommes passe par le chemin des mines de Bielsa via
le port de Barroude, l’autre emprunte le port Vieux. A 4 heures du matin, le 16
juin 1938 le dernier soldat républicain traverse la frontière.
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Pic de Barrossa vu du pic de l'Aiguillette |
Pour visiter les mines et monter au port Vieux,
prendre la D118 qui passe à St-Lary en direction du tunnel d’Aragnouet. Passé le
village d’Aragnouet et à droite la route qui monte à la station de ski de
St-Lary, laisser la voiture, vers 1400 m d’altitude, sur un bas-côté emménagé
après le premier lacet. Le départ de la randonnée, indiqué sur un panneau est
situé à ce lacet. Une bonne piste grimpe dans la forêt jusqu’à un pont, vers
1700 m.
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Cabane de la Géla |
Prendre la direction du port Vieux et non celle du port de Barroude.
Les mines sont situées vers 2100 m, sous le port Vieux, maintenant tout proche.
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Ancien poste de guet au port Vieux |
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