La mine de Bulard est un des sites
minier le plus important du Biros dans le Couserans. Elle est sûrement le site
industriel le plus extraordinaire des Pyrénées par sa dangerosité et la beauté
de son paysage. Découvrir ce site situé à plus de 2300 m dans la face est du la
mail de Bulard ne peut laisser indifférent.

Le filon de plomb et de zinc était si riche que la mine fut
baptisée « la Reine des Pyrénées ».
Les logements sont accrochés à un piton rocheux à 2350 m
d'altitude et reliés aux plus hautes mines, 150 m plus haut par un périlleux
chemin taillé dans la paroi à flanc de montagne. Les conditions de travail
étaient très difficiles. Beaucoup de mineurs sont morts sur ce chemin, donnant
à la mine le nom de "mangeuse d'hommes.
Le téléphérique mono-câble dit Etcheverry, permettant de
descendre le minerai jusqu’à l’usine du Bocard d’Eylie, située 1550 m plus bas et à une distance de 4300 m date de 1901. Son débit était de 5 T/h. La production a atteint 17000 tonnes brutes. Au maximum de
son rendement, on y compte jusqu’à 160 ouvriers travaillant sur le site.La randonnée commence du Bocard d'Eylie. Prendre le GR10 qui monte au col de l'Arech (1802 m).
Les vestiges du mono-câble sont nombreux
Vers 1650 m on aperçoit l'échangeur de Bulard
L'échangeur de Bulard vu du dessus
Du col, remonter plein nord la crête de mont-Ner jusqu'au tuc des Caganilles.
Toujours des vestiges du monocable.
Surgi du passé tel un fantôme, la barraque des mineurs vue du tuc de la Coume de la Lauze.
Juste sous le grand bâtiment en ruine, point d'entrée des mines de Bulard
La magie du brouillard dans ces sites un peu mystérieux
La gare de départ du monocable Etcheverry.
Détails du monocable Etcheverry.
La baraque des mineurs vue du chemin des mines.
La gare de départ du mono-câble Etcheverry et l'entrée de la première galerie.
L"entrée de la première galerie.
Un wagon a l'abandon depuis 1919. Il y a 100 ans, des hommes, venus d'Ariège mais aussi d'Espagne tout proche travaillaient en ces lieux ... ou se tuaient à la tâche.
On distingue au dessus de l'entrée de la galerie de la mine, le sentier des mines qui grimpe dans la montagne. Passé les premières dizaine de mètres, il devint vite dangereux de s'y aventurer.
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De nombreux câbles à l'abandon sont encore accrochés à la paroi de la montagne |
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La barraque des mineurs vue de la mail de Bulard (2750 m) |
Bonjour,
RépondreSupprimerMerci pour cet article avec de superbes photos !
J'aurais aimé savoir, l'accès à la mine à l'air possible d'après les photos, mais est-ce profond ou la mine est vite obstruée ?
Merci.
Maxime